Beaune 2016

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EDITORIAL

34e ÉDITION 2016

Nous fêtons cette année le 400e anniversaire de la disparition de Shakespeare, l’un des plus grands poètes et dramaturges anglais, qui a inspiré de nombreux compositeurs dont Purcell que nous honorons avec un opéra et un concert, tout en poursuivant parallèlement l’intégrale des opéras et oratorios de Haendel, Rameau et Vivaldi. Au programme : six opéras et oratorios en version concert ou mis en espace, trois concerts de musique sacréeet trois récitals:

           > Après King Arthur donné par Paul McCreesh l’été dernier, Christophe Rousset est invité à diriger l’autre chef-d’oeuvre lyrique de Purcell : Didon et Énée, magistrale synthèse entre le théâtre shakespearien et le masque anglais, bouleversant de densité émotionnelle notamment dans la fameuse lamentation où Didon dit adieu à la vie.

          > Un opéra et un oratorio de Haendel, peu joués, qui constituent des jalons déterminants dans sa carrière : Acis and Galatea, premier opéra en anglais composé en 1718 par Haendel qui réalise là un chef-d’oeuvre déterminant pour son évolution artistique, est dirigé par Damien Guillon ; Belshazzar, composition de la maturité, fait partie des oratorios de Haendel les plus riches en choeurs transcendant l’action dramatique. Il est dirigé par le chef italien Ottavio Dantone.

          > Nous renouons avec les cycles des opéras de Rameau et Vivaldi : Raphaël Pichon, après Dardanus, Hippolyte et Aricie et Castor et Pollux, dirige Zoroastre la quatrième tragédie lyrique de Rameau dans sa version remaniée par le compositeur en 1756, offrant ainsi à Rameau l’un de ses plus grand succès. Thibault Noally, premier violon des Musiciens du Louvre de Marc Minkowski, nouveau chef invité à résidence depuis l’année dernière avec son ensemble Les Accents, a choisi l’opéra pasticcio Tamerlano (overro Bajazet) de Vivaldi où les airs pyrotechniques sont éblouissants.

          > Pour ses débuts au festival, Sébastien Daucé nous propose la reconstitution d’une cérémonie intitulée Le Chant d’Orphée dans laquelle s’affrontent deux légendaires figures de la musique : Orphée et Sainte Cécile à travers deux joyaux de l’art lyrique français et anglais : l’opéra La descente d’Orphée aux enfers de Charpentier et l’ode à Ste Cécile Welcome to all the pleasures de Purcell.

          > Trois concerts de musique sacrée : Paul McCreesh, qui après avoir placé son Messie de Haendel au sommet de la discographie, dirige “sa version” du célèbre Requiem de Mozart. Mozart toujours, avec deux chefs-d’oeuvre composés à 23 et 24 ans : la Messe du Couronnement et les Vêpres Solennelles dirigées par Laurence Equilbey à la tête de son fameux choeur Accentus et de son nouvel orchestre Insula. William Christie à la tête de ses Arts Florissants présente à la fois une grande cantate sacrée Ich armer Mensch BWV 55 mais aussi deux cantates profanes de Bach peu jouées Weichet nur, betrübte Schatten BWV 202, cantate nuptiale qui célèbre le printemps et Schweigt stille, plaudert nicht BWV 211-Kaffe-Kantate (Cantate du café).

          > Trois récitals : Andreas Scholl, en ouverture du festival, interprète des Cantates italiennes de Haendel dont les emblématiques “Nel dolce tempo” et “Sento la che ristretto”. Le contre-ténor canado-coréen David DQ Lee présente un programme centré à la fois sur des grands airs d’oratorios et d’opéras de Haendel (extraits de Solomon, Jules César, Rinaldo.) mais aussi des airs de Mozart, Gluck et Rossini. Le cycle romantique est consacré cette année à un récital-gala, en clôture du festival, avec la grande voix rossinienne qu’est le ténor uruguayen Edgardo Rocha. Il interprète des grands airs d’opéras de Rossini (extraits de Cendrillon, du Barbier de Séville, d’Otello...) mais aussi de Bellini et Puccini.

          > Enfin, nous vous donnons rendez-vous les vendredis et samedis pour partager en avant-concert un buffet-dégustation dans les caves historiques des Hospices de Beaune qui seront exceptionnellement ouvertes au public du festival. Les recettes de ces buffets ont pour objet d’aider au financement des productions des jeunes talents, notamment des ensembles Pygmalion de Raphaël Pichon, Le Banquet Céleste de Damien Guillon, Les Accents de Thibault Noally ou Correspondances de Sébastien Daucé.

Anne Blanchard, Directrice Artistique

 

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16 février 2016
  
 
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