Beaune 2016

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EDITORIAL

35e ÉDITION 2017


LE FESTIVAL FÊTE SES 35 ANS DE PASSION, D’ÉMOTION ET DE POÉSIE

Le festival fête en 2017, ses 35 ans sous les auspices des Passions, des Émotions et de la Poésie. Au programme des festivités 8 opéras et oratorios en version concert ou mis en espace, qui comprennent aussi bien des reprises d’opéras et d’oratorios emblématiques des grands succès du festival tels l’Orfeo de Monteverdi dont l’écriture musicale révolutionnaire préfigure le théâtre moderne ou Don Giovanni de Mozart ; des recréations en première mondiale ou française tel l’opéra Mitridate de Scarlatti ; de nouvelles productions de chefs-d’oeuvre à redécouvrir tels Ottone de Haendel, Alceste de Lully ; dans le répertoire romantique, interprété sur instruments d’époque, Tancredi de Rossini, son premier “opéra sérieux” qui le rendit célèbre, les Oratorios et Motets de Marc-Antoine Charpentier ou la Grande Messe en ut de Mozart ; mais aussi, en clôture de cette 35e édition anniversaire, un spectacle pétillant et joyeux, aux nombreuses intrigues amoureuses intitulé Mozart : Vie, Amour et Désir autour des opéras Don Giovanni, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée et l’Enlèvement au sérail, couplés avec des mouvements des trois grandes symphonies «de la maturité» dans lesquelles nous retrouvons les mêmes thèmes musicaux ; ainsi que 3 récitals confiés à la fois à des chanteurs qui ont fait leurs débuts à Beaune et qui sont devenus des stars comme Andreas Scholl et Karine Deshayes ou à de nouveaux talents comme le contre-ténor français Damien Guillon.

          > Nous accueillons les très nombreux chefs et chanteurs qui font de Beaune le rendez-vous estival européen de l’opéra baroque : William Christie, René Jacobs, Christophe Rousset, Ottavio Dantone, Jérémie Rhorer, Laurence Equilbey, George Petrou, Geoffroy Jourdain ou Thibault Noally, le nouveau jeune chef à résidence, les admirables Ann Hallenberg, Mari Eriksmoen, Max Emanuel Cencic, Teresa Iervolino, Sylvia Schwartz ou Edgardo Rocha mais aussi la talentueuse nouvelle génération des Léa Desandre, Anthea Pichanick, Emmanuelle de Negri ou Reinoud van Mechelen.

          > Enfin, dans la tradition festive du festival et pour la bonne bouche, un buffet baroque sera recréé d’après des fac-similés de cuisine des 17e et 18e siècles dans les jardins des Hospices après le concert du 15 juillet dirigé par William Christie.

          > En cette année anniversaire, nous remercions très chaleureusement tous nos partenaires privés et publics : la Fondation Orange, mécène exemplaire et fidèle depuis 25 ans, 25 ans de passion vocale partagée qui ont permis au festival de se développer en proposant l’une des plus grandes offres lyriques baroques en Europe, de présenter de nombreuses recréations en première mondiale ou française, d’assurer la découverte et la promotion de nombreux chefs, ensembles et solistes et de pouvoir offrir des événements d’un très haut niveau de qualité ; la Banque Populaire, nouvelle entreprise mécène depuis l’été dernier ; les Hospices Civils de Beaune et la Paroisse NotreDame qui accueillent les artistes dans des lieux exceptionnels ; Renault Beaune Automobiles ; Valvosges ; le Conseil Régional de Bourgogne Franche Comté, premier partenaire institutionnel du festival, le Ministère de la Culture et de la Communication-Drac Bourgogne, le Conseil Départemental de la Côte d’Or, La Ville de Beaune, ses Services Culturels et Techniques, Bourgogne Franche Comté Tourisme, Côte d’Or Tourisme et l’Office de Tourisme de Beaune et pays Beaunois. Nous remercions tous les Amis du Festival qui par leurs contributions précieuses nous aident à financer certains opéras. Nous remercions toute la presse écrite et audiovisuelle qui annonce, rend compte et diffuse les productions du festival en France et dans le monde, notamment Radio France France Musique, Arte, Mezzo, France Télévisions. Nous remercions tous les artistes, tous les mélomanes passionnés et fidèles qui viennent des cinq continents et qui font de Beaune l’une des capitales européennes des festivals d’opéra et de musique baroque.

          > Après avoir notablement contribué à la révolution lyrique baroque depuis bientôt 35 ans et participé activement à sa diffusion dans les salles françaises et européennes, nous élargirons en 2018 l’ouverture à l’opéra romantique (Rossini, Beethoven, Berlioz, Bizet...), toujours interprété sur instruments d’époque.

          > en ouverture des réjouissances, honneur à Haendel -qui a été relancé en France par le festival avec près de 40 productions à son actif- avec une nouvelle oeuvre lyrique majeure, rarement jouée, qui constitue un jalon important dans sa carrière : Ottone, premier opéra composé en 1722 pour l’Académie Royale de Musique de Londres qui remporta un immense succès avec 34 représentations, avec dans le rôle-titre le célèbre castrat Senesino. Il est dirigé par un nouveau chef invité George Petrou à la tête d’un orchestre réputé et bien connu des mélomanes il Pomo d’Oro mais aussi d’une pléiade de chanteurs exceptionnels tels Ann Hallenberg ou Max Emanuel Cencic.

          > le chef-d’oeuvre de Monteverdi pour le 450e anniversaire de sa naissance : l’Orfeo, composé en 1607, est le premier grand opéra de l’histoire lyrique. Monteverdi dramaturge y affine ses procédés d’écriture notamment dans la caractérisation et l’expression des passions humaines. Qui pourrait en effet résister à la grande et émouvante invocation d’Orphée pour retrouver son Euridice : Rendetemi il mio ben ? Après avoir été dirigé par Jordi Savall, Gabriel Garrido, Rinaldo Alessandrini, nous avons fait appel à un nouveau chef, Geoffroy Jourdain, pour diriger cette nouvelle production d’Orfeo.

          > En lyrique baroque française, les 2 plus grands compositeurs de leur temps : Marc-Antoine Charpentier et Jean-Baptiste Lully sont interprétés par 2 maîtres emblématiques : William Christie, à la tête de ses fameux Arts Florissants, dirige une série d’oratorios et motets de Charpentier dont le chefd’oeuvre du Reniement de St Pierre et Christophe Rousset qui poursuit le passionnant cycle Lully en dirigeant Alceste, sa deuxième tragédie lyrique, composée sur un livret de Quinault à l’occasion des grandes fêtes organisées à Versailles pour la reconquête de la Franche-Comté par Louis XIV.

          > Dans la tradition historique du festival qui a initié de nombreuses recréations en premières mondiales et françaises, Thibault Noally, nouveau chef invité à résidence depuis deux ans avec son ensemble Les Accents, recrée en première française l’opéra Mitridate d’Alessandro Scarlatti. Créé à Venise en 1707, soit un siècle après l’Orfeo de Monteverdi, Mitridate est un chaînon important entre l’époque baroque et le nouveau cours de l’opéra commençant dans les années 1720. Les airs des protagonistes sont écrits dans un style dense et riche annonçant Haendel. Ainsi, l’admirable lamentation Cara tomba del mio diletto à l’allure berçante, à l’acte 4.

          > 2 compositions maîtresses de Mozart et 1 spectacle autour de ses opéras : l’opéra Don Giovanni, célébrissime “opéra des opéras” s’il en est, dirigé par Jérémie Rhorer, l’emblématique chef mozartien qui, révélé à Beaune en 2006 dans Idomeneo mais aussi dans Così fan tutte et Les Noces de Figaro du même Mozart, revient diriger le dernier volet de la trilogie de Da Ponte, oeuvre profondément dramatique qui nous conduit aux limites de l’expérience humaine. Mozart y manie tous les styles avec une aisance étourdissante : le grand air, le style galant, le couplet populaire ou le style baroque (Ah, fuggi il traditore de Donna Anna). Don Giovanni, composé en 1787, amorce dans le même temps la tradition romantique. La Grande Messe en ut mineur, composée en 1782 peu de temps avant son mariage avec Constance, est dirigée par Laurence Equilbey, à la tête de son fameux choeur Accentus et de son nouvel orchestre Insula. En clôture du festival, René Jacobs a préparé pour ce 35e anniversaire un spectacle pétillant et joyeux, aux nombreuses intrigues amoureuses, en signant une dramaturgie musicale complète où Mozart apparaît au sommet de son art et de son savoir-faire. Il explore trois des opéras les plus populaires de Mozart : Don Giovanni, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée et l’Enlèvement au sérail, qu’il couple avec des mouvements des trois grandes symphonies «de la maturité» (Haffner N°35, Prague N°38, Jupiter N° 41) dans lesquelles nous retrouvons les mêmes thèmes musicaux. Une soirée grisante en perspective !

          > La place du répertoire romantique, interprété sur instruments d’époque, se confirme avec une nouvelle production : l’opéra Tancredi de Rossini, son premier «opéra sérieux» composé pour Venise en 1813 dont le sujet est emprunté à la tragédie éponyme de Voltaire, pose déjà les fondations de l’opéra romantique et lui apporte la célébrité. Pour Stendhal, Tancredi était l’oeuvre la plus réussie et la plus fascinante du compositeur. Rossini nous convie à un feu d’artifice vocal qui ensorcela les vénitiens, notamment le fameux air « Di tanti palpiti » qui fit immédiatement l’objet d’une popularité considérable.

          > Enfin, 3 récitals : Andreas Scholl qui a été révélé par le festival à l’âge de 26 ans et qui depuis est devenu une véritable star internationale, interprète un pot-pourri des grands airs qu’il a pu chanter en plus de 20 ans de présence à Beaune. Ainsi, nous entendrons des airs de Dowland, Purcell, Bach, Haendel... le second récital est consacré au contreténor Damien Guillon qui fut l’élève et le disciple d’Andreas Scholl. Après son très beau récital Vivaldi en 2015, il a souhaité chanter, pour les 35 ans du festival, trois des plus belles cantates de Bach écrites pour voix d’alto dont la très populaire cantate “Ich habe genug” BWV 82, composée pour la fête de la purification de la Vierge. Bach devait lui porter une affection toute particulière car il en composa plusieurs versions pour alto mais aussi pour soprano et basse. Enfin, Karine Deshayes, brillante rossinienne française, interprétera des grands airs d’opéras de Rossini notamment des extraits du Barbier de Séville, de Cendrillon, de la Pie voleuse..etc.

Anne Blanchard, Directrice Artistique

 

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16 février 2016
  
 
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